Contexte

Repenser l’assainissement, en termes de circularité des flux et matières, constitue un changement de paradigme, ajoutant une nouvelle dimension aux objectifs traditionnels de salubrité et de préservation de l’environnement. Les possibilités de réutilisation et de valorisation concernent aussi bien l’assainissement collectif que les systèmes à la parcelle, y compris ceux intégrant des dispositifs de réutilisation ou de valorisation à domicile. S’agissant de l’assainissement collectif, toutes les filières de traitement peuvent être concernées, qu’il s’agisse de filières intensives ou extensives. 

Si les bénéfices environnementaux de la valorisation sont souvent mis en avant, substitution au prélèvement de ressources naturelles, retour au sol, récupération d’énergie, ils doivent être examinés finement dans chaque contexte. 

Le risque sanitaire cristallise des réticences face au développement de la réutilisation/valorisation des eaux usées ainsi que des boues et matières de vidange, en particulier concernant l’irrigation et l’amendement de cultures destinées à la consommation humaine. Un équilibre est à trouver au cas par cas entre sécurisation des usages et développement des possibilités.  

La valorisation/réutilisation implique de nouvelles fonctions à assurer et de nouvelles charges financières associées, qui doivent être en adéquation avec les capacités techniques et financières des acteurs intervenant tout au long de la filière d’assainissement. 

Les aspects sociologiques constituent également un enjeu transversal et central. En particulier, l’identification des potentiels utilisateurs, l’analyse de la demande, du consentement et de la capacité à payer ainsi que de la perception du risque est essentielle pour identifier les débouchés viables des produits de l’assainissement. 

Contact

Mélodie Boissel

Responsable du pôle production de connaissances

À l’étranger

Liban, Maroc, Territoires palestiniens