Ana Sanchez
Référente Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon
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En 2023, la Mauritanie comptait environ 5,02 millions d’habitants, avec une densité très faible et une urbanisation croissante (61,3 % de la population en milieu urbain). Le pays fait face à de nombreux défis de développement humain, avec un IDH de 0,540 en 2022, traduisant des difficultés en matière d’éducation, de santé et de niveau de vie. L’accès à l’eau potable reste limité, surtout en zones rurales (50 %), et moins de la moitié de la population bénéficie d’un assainissement amélioré,tandis que la défécation à l’air libre demeure fréquente dans les villages. Chaque année, 600 millions de m³ d’eau sont mobilisés, principalement pour l’agriculture, les eaux souterraines desservant les petites localités et les barrages ou le fleuve Sénégal approvisionnant les grandes villes. Le parc hydraulique est vieillissant, les ressources en eau peu connues et vulnérables, et le pays est fortement exposé aux impacts du changement climatique, rendant la gestion de l’eau particulièrement complexe.
Face à cette situation, le gouvernement mauritanien a fait de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement une priorité nationale. Des programmes d’investissement sont en cours pour renforcer les infrastructures hydrauliques, améliorer la gestion durable des ressources en eau et promouvoir l’hygiène au niveau des communautés. Toutefois, l’atteinte des objectifs nationaux et de l’Objectif de Développement Durable n°6 nécessite un maintien des efforts, un financement renforcé et une mobilisation coordonnée de l’ensemble des acteurs publics, privés et communautaires.
Le réseau Mauritanie rassemble les acteurs de la coopération décentralisée et non gouvernementale et la solidarité international engagés dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de la gestion intégrée des ressources en eau, en partenariat avec des acteurs locaux mauritaniens.
Avec le soutien du pS-Eau, ce réseau vous permet de :
Rejoignez le réseau pour rester informé, collaborer et agir pour un meilleur accès à l’eau en Mauritanie !
Ana Sanchez
Référente Région Auvergne-Rhône-Alpes, Métropole de Lyon
Le secteur de l’eau potable et de l’assainissement en Mauritanie repose sur un cadre juridique structuré par plusieurs lois et décrets qui définissent les rôles des institutions publiques, des collectivités locales et des opérateurs de services.
En matière de partenariats avec le secteur privé, la loi n°2017-006 du 1er février 2017 encadre les partenariats public-privé (PPP) ainsi que les modalités de passation des délégations de service public. Plusieurs décrets précisent les règles de passation des marchés, la maîtrise d’ouvrage publique et le fonctionnement des structures d’appui aux projets PPP.
La loi organique n°2018-010 a créé les conseils régionaux, renforçant la gouvernance territoriale dans la gestion des services publics, dont l’eau potable.
Le cadre légal précise la répartition des rôles entre l’État et les collectivités locales. Le Code de l’Eau prévoit que la maîtrise d’ouvrage des services d’eau peut être assurée par l’État, ou la commune, lorsque celle-ci a investi dans les infrastructures. Dans ce cas, la commune est responsable de la construction, de l’entretien et de la gestion des équipements publics, notamment les écoles, les centres de santé, les marchés, les latrines publiques, l’alimentation en eau potable, l’éclairage public et la gestion des déchets.
Deux modes de gestion sont officiellement reconnus :
En avril 2023, un arrêté conjoint du MHA a fixé un prix maximum de vente du mètre cube d’eau. Ce tarif est défini selon :
Ces règles s’appliquent à la SNDE, à l’ONSER, aux délégataires de service public et à tout autre opérateur. Réformes en cours Le secteur de l’eau est actuellement en pleine évolution. Une révision du Code de l’Eau de 2005 est en cours afin d’adapter le cadre juridique aux nouveaux enjeux. Par ailleurs, le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement prévoit la mise en place de délégations de service public à l’échelle régionale, couvrant notamment les régions du Gorgol, du Guidimakha, de l’Assaba et des deux Hodhs. Ce nouveau dispositif prévoit que :
Le processus de sélection des délégataires est engagé depuis 2023, mais reste en attente de validation au niveau ministériel.